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Tutoriel gratuit · 45 minutes par séance, 3 à 4 séances par semaine pendant 4 semaines · Accès à un poste de soudure TIG en milieu sécurisé (atelier, école), équipements de protection et supervision d'un soudeur expérimenté pour les manipulations.
⚠️ Sécurité — La soudure TIG implique un arc électrique haute tension, des gaz sous pression et des risques de brûlure et d'électrocution. N'opérez jamais seul. Avant tout travail, faites vérifier l'installation (alimentation électrique, bouteille de gaz) par un professionnel qualifié. Portez obligatoirement un équipement complet : masque de soudage à teinte variable, tablier cuir, gants isolants, chaussures de sécurité et vêtements ignifuges. Coupez toujours l'alimentation avant intervention sur le poste.
La soudure TIG fonctionne avec trois éléments : une électrode en tungstène non consommable, un gaz inerte (argon pur ou mélange) et un métal d'apport tenu à la main. Vérifiez avant chaque séance que la bouteille de gaz est bien fixée et que le débitmètre indique un flux régulier. Familiarisez-vous avec l'arrêt d'urgence du poste et localisez l'extincteur.
Le réglage du poste TIG conditionne la qualité du joint. Commencez par définir l'intensité en fonction de l'épaisseur du métal à souder : plus le métal est épais, plus l'intensité doit être forte. Sur un acier doux, une épaisseur de deux millimètres demande une intensité modérée, tandis que quatre millimètres exige le double. Consultez la fiche technique du poste ou demandez conseil à votre superviseur pour la première utilisation.
Vérifiez l'électrode en tungstène : elle doit être pointue et sans oxydation. Si elle est usée ou noircie, demandez à un professionnel de la remplacer. Réglez le débit de gaz selon le type de travail : en général, un flux modéré suffit pour débuter. Préparez vos pièces : nettoyez les surfaces à souder avec une brosse métallique ou meuleuse pour éliminer rouille et peinture. Un joint propre garantit une meilleure pénétration.
La soudure TIG demande de la coordination entre vos deux mains : le brûleur TIG dans la main dominante, le fil d'apport dans l'autre. Tenez le brûleur à un angle de vingt à trente degrés par rapport à la pièce, la torche légèrement inclinée vers l'avant. Cette position permet une vision claire du bain de fusion et une alimentation régulière du fil.
Votre main libre guide le fil d'apport dans le bain de soudure sans jamais le forcer. Maintenez une distance stable entre l'électrode et la pièce : trop près, vous risquez un court-circuit ; trop loin, l'arc s'éteint. Pratiquez d'abord sans soudure : simulez les mouvements lents et continus sur une table. L'amorçage de l'arc doit être doux et progressif en appuyant sur la gâchette. Évitez les mouvements saccadés ou trop rapides, qui créent des joint fragiles et irréguliers.
Commencez par souder deux tôles planes en position horizontale, la plus facile à maîtriser. Maintenez une vitesse de progression régulière et constante : le bain de fusion doit progresser lentement et régulièrement, sans à-coups. Observez la forme du cordon : il doit être régulier, sans soufflure ni manque de matière.
Voici les défauts fréquents et leurs causes. Un cordon bosselé ou irrégulier indique souvent un manque de coordination entre le fil d'apport et la progression : ralentissez et synchronisez vos gestes. Un joint perlé ou pointilliste signale que le fil n'a pas fusionné correctement avec le métal de base : augmentez légèrement l'intensité et assurez-vous que le fil touche le bain. Une pénétration insuffisante ou un manque de fusion vient généralement d'une intensité trop faible ou d'une progression trop rapide. Après chaque essai, analysez le résultat en observant le cordon refroidi et demandez un retour à votre superviseur.
Étape 1 : Consolider les bases (semaines 1 à 2)
Répétez les cordons rectilignes en position horizontale jusqu'à obtenir un résultat régulier et homogène. Maîtrisez les réglages en fonction de l'épaisseur et pratiquez l'amorçage et l'arrêt de l'arc sans défaut. Changez progressivement d'épaisseurs de métal pour comprendre l'influence du réglage.
Étape 2 : Passer aux joints d'angle et aux positions variées (semaines 3 à 4)
Abordez les joints d'angle (deux tôles perpendiculaires) en V ou en T. Changez de position : verticale montante, puis descendante. Chaque position demande une adaptation de la vitesse et de l'angle du brûleur. Pratiquez le chanfreinage des bords pour les joints en V sur acier épais.
Étape 3 : Qualité et autonomie (semaines 5 et suivantes)
Mettez en œuvre vos connaissances sur des pièces réelles en atelier, toujours sous supervision. Visez la régularité et l'absence de défaut. Enrichissez votre palette en testant d'autres métaux : acier inoxydable, aluminium. Participez à des ateliers collectifs pour apprendre des techniques avancées (piquage, soudure sur pipe).
L'électrode en tungstène génère l'arc électrique mais ne fusionne pas avec la pièce, contrairement à la soudure à l'électrode enrobée. Le fil d'apport est fourni séparément, tenu à la main.
Un angle de vingt à trente degrés permet une vision claire du bain de fusion et une alimentation optimale du fil d'apport. Un angle trop fermé ou trop ouvert complique la coordination et la qualité du joint.
Un aspect perlé indique que le fil n'a pas pénétré suffisamment le bain de fusion. Cela résulte généralement d'une intensité insuffisante ou d'une mauvaise synchronisation entre le fil et la progression.
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Essayer gratuitement Voir les formationsLa soudure TIG utilise une électrode en tungstène non consommable et demande une alimentation manuelle du fil d'apport avec la seconde main. La soudure MIG utilise un fil consommable alimenté automatiquement par le poste. La TIG est plus lente mais offre une meilleure précision et une plus grande polyvalence ; la MIG est plus rapide et idéale pour les grandes épaisseurs.
Non. La soudure TIG est un métier manuel qui demande de la pratique répétée sur un vrai poste. Les tutoriels en ligne expliquent les principes, mais seule la manipulation réelle d'un brûleur, la maîtrise de la coordination et la correction des défauts garantissent votre progression. Rejoignez obligatoirement un atelier ou une formation professionnelle sous supervision.
Les bases demandent quelques semaines de pratique régulière (cordons simples, joints d'angle en position horizontale). Pour souder dans diverses positions et sur différents métaux avec fiabilité, comptez plusieurs mois d'entraînement intensif. La maîtrise professionnelle requiert des centaines d'heures.
Tutoriel rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle par l'équipe pédagogique de l'ESEAD, à visée pédagogique générale. Il ne remplace ni un professionnel qualifié ni un avis médical ou juridique. Une erreur ? Signalez-la.