DCG UE3 — DROIT SOCIAL
DCG-UE3 · SÉANCE 1

Le contrat de travail : formation, exécution et pouvoirs de l'employeur

Support de préparation au DCG — le DCG est un diplôme d'État présenté en candidat libre ; le Groupe accompagne la préparation.

Niveau
B3 — Bachelor 3e année
Période
Parcours DCG — session juin 2027
Made in
Groupe École de Commerce de Lyon
Bienvenue dans cette première séance de droit social dédiée à la préparation du DCG. Aujourd'hui, nous allons poser les fondations : comprendre comment se forme un contrat de travail, comment il s'exécute au quotidien, et quels pouvoirs l'employeur détient sur ses salariés. Ce cours est un support de préparation au DCG, diplôme d'État que vous présenterez en candidat libre. Le Groupe École de Commerce de Lyon vous accompagne dans cette préparation sans délivrer le diplôme lui-même. Laurent Boyer, diplômé d'expertise comptable et enseignant, a conçu ce parcours pour vous amener au niveau requis pour l'épreuve écrite de trois heures. Installez-vous confortablement : trois heures de cours intense vous attendent.
Couverture
Le contrat de travail : formation, exécution et pouvoirs de l'employeur
Bienvenue dans cette première séance de droit social dédiée à la préparation du DCG. Aujourd'hui, nous allons poser les fondations : comprendre comment se forme un contrat de travail, comment il s'exécute au quotidien, et quels pouvoirs l'employeur détient sur ses salariés. Ce cours est un support de préparation au DCG, diplôme d'État que vous présenterez en candidat libre. Le Groupe École de Commerce de Lyon vous accompagne dans cette préparation sans délivrer le diplôme lui-même. Laurent Boyer, diplômé d'expertise comptable et enseignant, a conçu ce parcours pour vous amener au niveau requis pour l'épreuve écrite de trois heures. Installez-vous confortablement : trois heures de cours intense vous attendent.

Le plan du cours

Introduction

Trois parties, neuf sous-parties, une logique d'examen.

1
Sources du droit social et qualification du contrat de travail
  • Les sources du droit social : hiérarchie et articulation
  • Les critères du contrat de travail : le lien de subordination
  • Les types de contrats et leurs clauses essentielles
2
L'exécution du contrat de travail
  • La durée du travail et ses aménagements
  • La rémunération : composantes et obligations
  • Les congés et absences du salarié
3
Les pouvoirs de l'employeur et leurs limites
  • Le pouvoir de direction et le règlement intérieur
  • Le pouvoir disciplinaire : sanctions et procédure
  • Les libertés fondamentales du salarié
Voici le fil conducteur de cette séance. En partie 1, nous construisons les fondations : les sources du droit social, le lien de subordination qui distingue salarié d'indépendant, et les différents types de contrats avec leurs clauses. En partie 2, nous entrons dans l'exécution concrète du contrat : durée du travail, rémunération, congés. En partie 3, nous analysons les pouvoirs de l'employeur — direction, discipline, règlement intérieur — et les limites que le droit pose pour protéger les libertés fondamentales du salarié. À l'épreuve UE3, ces trois blocs correspondent aux cas pratiques les plus fréquents. Chaque partie se termine par un mini-test pour vérifier votre progression.
Plan du cours
Le plan du cours
Voici le fil conducteur de cette séance. En partie 1, nous construisons les fondations : les sources du droit social, le lien de subordination qui distingue salarié d'indépendant, et les différents types de contrats avec leurs clauses. En partie 2, nous entrons dans l'exécution concrète du contrat : durée du travail, rémunération, congés. En partie 3, nous analysons les pouvoirs de l'employeur — direction, discipline, règlement intérieur — et les limites que le droit pose pour protéger les libertés fondamentales du salarié. À l'épreuve UE3, ces trois blocs correspondent aux cas pratiques les plus fréquents. Chaque partie se termine par un mini-test pour vérifier votre progression.

À la fin de cette séance, vous saurez…

Notion clé
Parcours de la séance
1
Sources & qualification
Partie 1 — fondations
2
Exécution du contrat
Partie 2 — quotidien RH
3
Pouvoirs & libertés
Partie 3 — tension réelle
4
Examen de séance
10 questions calibrées UE3
Voilà ce que vous serez capables de faire dans deux heures. Quatre capacités concrètes, directement testables à l'examen. La première — qualifier une relation de travail — est la question centrale de l'UE3 : est-ce un salarié ou un indépendant ? La réponse engage la responsabilité de l'entreprise. La deuxième : savoir qu'une clause peut sembler valide dans un contrat et être pourtant nulle en droit. La troisième : maîtriser les règles chiffrées de la durée du travail et du salaire minimum. La quatrième : apprécier si une sanction est légale — parce que les erreurs de procédure coûtent cher. Ces quatre capacités, vous les retrouverez dans pratiquement chaque cas pratique de l'épreuve.
Notion clé
À la fin de cette séance, vous saurez…
Voilà ce que vous serez capables de faire dans deux heures. Quatre capacités concrètes, directement testables à l'examen. La première — qualifier une relation de travail — est la question centrale de l'UE3 : est-ce un salarié ou un indépendant ? La réponse engage la responsabilité de l'entreprise. La deuxième : savoir qu'une clause peut sembler valide dans un contrat et être pourtant nulle en droit. La troisième : maîtriser les règles chiffrées de la durée du travail et du salaire minimum. La quatrième : apprécier si une sanction est légale — parce que les erreurs de procédure coûtent cher. Ces quatre capacités, vous les retrouverez dans pratiquement chaque cas pratique de l'épreuve.

Deux siècles de droit du travail en sept dates

Timeline

Le droit social n'est pas tombé du ciel : il est le produit de conflits, de négociations et de lois successives.

1864
Liberté de coalition
Suppression du délit de coalition — naissance du droit syndical
1936
Accords Matignon
Congés payés, 40 h, conventions collectives
1973
Loi sur le licenciement
Obligation de cause réelle et sérieuse
1982
Lois Auroux
Règlement intérieur, expression des salariés, négociation annuelle obligatoire
2008
Réforme de la représentativité syndicale
Critères et seuils de représentativité redéfinis
2017
Ordonnances Macron
Fusion des IRP, barème Macron, CDI de chantier
2024
Loi partage de la valeur
Intéressement élargi aux TPE, plan de partage de valorisation
Avant de plonger dans les textes, posons le contexte historique. En 1864, la loi du 25 mai supprime le délit de coalition : les salariés peuvent se regrouper sans risquer la prison. C'est l'ouverture vers le fait syndical — la loi Le Chapelier sera formellement abrogée en 1884 par la loi Waldeck-Rousseau. En 1936, les accords Matignon du 7 juin réunissent patronat et syndicats ; ils sont suivis des lois du 20 et 21 juin 1936 instaurant les congés payés et la semaine de 40 heures, ainsi que les conventions collectives. En 1973, la notion de cause réelle et sérieuse de licenciement devient une obligation légale. Les lois Auroux de 1982 créent le règlement intérieur obligatoire et le droit d'expression des salariés. La loi de 2008 refonde la représentativité syndicale. Les ordonnances de 2017 fusionnent les institutions représentatives du personnel. Enfin, la loi partage de la valeur de 2024 élargit l'intéressement aux très petites entreprises.
Repères
Deux siècles de droit du travail en sept dates
Avant de plonger dans les textes, posons le contexte historique. En 1864, la loi du 25 mai supprime le délit de coalition : les salariés peuvent se regrouper sans risquer la prison. C'est l'ouverture vers le fait syndical — la loi Le Chapelier sera formellement abrogée en 1884 par la loi Waldeck-Rousseau. En 1936, les accords Matignon du 7 juin réunissent patronat et syndicats ; ils sont suivis des lois du 20 et 21 juin 1936 instaurant les congés payés et la semaine de 40 heures, ainsi que les conventions collectives. En 1973, la notion de cause réelle et sérieuse de licenciement devient une obligation légale. Les lois Auroux de 1982 créent le règlement intérieur obligatoire et le droit d'expression des salariés. La loi de 2008 refonde la représentativité syndicale. Les ordonnances de 2017 fusionnent les institutions représentatives du personnel. Enfin, la loi partage de la valeur de 2024 élargit l'intéressement aux très petites entreprises.
Partie 1 sur 3
1
Sources du droit social et qualification du contrat de travail
DCG-UE3 · Séance 1 · Le contrat de travail : formation, exécution et pouvoirs de ...
Photo : CUsai · Unsplash

L'UE3 dans le DCG — ce que vous devez savoir

Bon à savoir
  • Le DCG comporte 13 UE — diplôme d'État du MESRI
  • UE3 Droit social : coefficient 1, épreuve écrite 3 h
  • Sessions : juin (principale) et septembre (rattrapage)
  • Le Groupe ECL accompagne la préparation — ne délivre pas le diplôme
  • Candidats libres : inscription via le rectorat
Un point de cadrage indispensable avant de commencer. Le DCG, Diplôme de Comptabilité et de Gestion, est un diplôme d'État placé sous la tutelle du ministère chargé de l'enseignement supérieur. Il comprend 13 unités d'enseignement. L'UE3, Droit social, est une épreuve écrite de trois heures, coefficient 1. Vous la présenterez en candidat libre : c'est vous qui vous inscrivez auprès du rectorat, et c'est un jury d'État qui vous évalue. Notre rôle ici est de vous préparer aussi efficacement que possible à cet examen. Nous ne délivrons pas le diplôme, mais nous vous donnons tous les outils pour le décrocher.
Bon à savoir
L'UE3 dans le DCG — ce que vous devez savoir
Un point de cadrage indispensable avant de commencer. Le DCG, Diplôme de Comptabilité et de Gestion, est un diplôme d'État placé sous la tutelle du ministère chargé de l'enseignement supérieur. Il comprend 13 unités d'enseignement. L'UE3, Droit social, est une épreuve écrite de trois heures, coefficient 1. Vous la présenterez en candidat libre : c'est vous qui vous inscrivez auprès du rectorat, et c'est un jury d'État qui vous évalue. Notre rôle ici est de vous préparer aussi efficacement que possible à cet examen. Nous ne délivrons pas le diplôme, mais nous vous donnons tous les outils pour le décrocher.
Source : Arrêté du 13 février 2019 fixant le programme de l'UE3 du DCG

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Droit social
du latin socialis : relatif à la société, aux relations entre individus
Branche du droit privé qui régit les relations entre employeurs et salariés (droit du travail) ainsi que la protection des individus contre les risques sociaux (droit de la sécurité sociale).
Le droit social est une branche du droit privé — ce n'est pas du droit public, même si l'État intervient massivement par la loi. Il se décompose en deux sous-branches : le droit du travail, qui organise la relation employeur-salarié, et le droit de la sécurité sociale, qui protège contre les risques maladie, accident, chômage et retraite. Pour l'UE3 du DCG, le programme porte principalement sur le droit du travail. Attention : le droit social ne s'applique qu'aux salariés, c'est-à-dire aux personnes liées à un employeur par un contrat de travail. Un indépendant ou un associé n'en bénéficie pas — et c'est précisément pourquoi la qualification de la relation est l'enjeu central de cette séance.
Définition
Définition : Droit social
Le droit social est une branche du droit privé — ce n'est pas du droit public, même si l'État intervient massivement par la loi. Il se décompose en deux sous-branches : le droit du travail, qui organise la relation employeur-salarié, et le droit de la sécurité sociale, qui protège contre les risques maladie, accident, chômage et retraite. Pour l'UE3 du DCG, le programme porte principalement sur le droit du travail. Attention : le droit social ne s'applique qu'aux salariés, c'est-à-dire aux personnes liées à un employeur par un contrat de travail. Un indépendant ou un associé n'en bénéficie pas — et c'est précisément pourquoi la qualification de la relation est l'enjeu central de cette séance.
Sources : Code du travail, Partie préliminaire · Arrêté du 13 février 2019, programme UE3 DCG

La hiérarchie des normes en droit social

Notion clé
Pyramide des sources du droit social
🏛️
Constitution & traités UE
Sommet de la hiérarchie
📜
Loi & ordonnances
Code du travail
🤝
Convention collective
Branche puis entreprise
📄
Contrat de travail
Niveau individuel
⚖️
Principe de faveur
Toujours la norme la plus favorable
Lecture : La pyramide fonctionne de haut en bas : chaque niveau peut améliorer le niveau supérieur, jamais le dégrader — sauf accord dérogatoire autorisé par la loi depuis 2017.
En droit commun, la norme supérieure prime toujours. En droit social, c'est plus nuancé : le principe de faveur impose que la norme applicable soit toujours la plus favorable au salarié, même si elle est de rang inférieur. Concrètement, si une convention collective prévoit 30 jours de congés payés alors que la loi n'en exige que 25, ce sont les 30 jours qui s'appliquent. Depuis les ordonnances de 2017, ce schéma a été partiellement modifié : certaines matières peuvent désormais être négociées par accord d'entreprise de façon moins favorable que la branche. C'est ce que l'on appelle les accords dérogatoires. À l'examen, identifiez toujours quelle norme s'applique avant de raisonner.
Notion clé
La hiérarchie des normes en droit social
En droit commun, la norme supérieure prime toujours. En droit social, c'est plus nuancé : le principe de faveur impose que la norme applicable soit toujours la plus favorable au salarié, même si elle est de rang inférieur. Concrètement, si une convention collective prévoit 30 jours de congés payés alors que la loi n'en exige que 25, ce sont les 30 jours qui s'appliquent. Depuis les ordonnances de 2017, ce schéma a été partiellement modifié : certaines matières peuvent désormais être négociées par accord d'entreprise de façon moins favorable que la branche. C'est ce que l'on appelle les accords dérogatoires. À l'examen, identifiez toujours quelle norme s'applique avant de raisonner.
Sources : Code du travail, art. L. 2251-1 (principe de faveur) · Ordonnances du 22 septembre 2017

Les juridictions du droit social

Notion clé
Organisation juridictionnelle sociale
1
Conseil de prud'hommes
1er degré — composition paritaire
2
Cour d'appel
Chambre sociale — appel de droit
3
Cour de cassation
Chambre sociale — contrôle du droit
Le contentieux entre salarié et employeur relève du conseil de prud'hommes. C'est une juridiction originale : elle est composée à parité d'élus représentant les employeurs et d'élus représentant les salariés. En cas de partage des voix, un juge départiteur du tribunal judiciaire intervient. Les décisions prud'homales sont susceptibles d'appel devant la chambre sociale de la cour d'appel. En dernier recours, la Cour de cassation — chambre sociale — statue uniquement sur les questions de droit, jamais sur les faits. Pour l'examen, retenez : le conseil de prud'hommes est compétent pour tout litige individuel relatif à l'exécution ou à la rupture du contrat de travail.
Notion clé
Les juridictions du droit social
Le contentieux entre salarié et employeur relève du conseil de prud'hommes. C'est une juridiction originale : elle est composée à parité d'élus représentant les employeurs et d'élus représentant les salariés. En cas de partage des voix, un juge départiteur du tribunal judiciaire intervient. Les décisions prud'homales sont susceptibles d'appel devant la chambre sociale de la cour d'appel. En dernier recours, la Cour de cassation — chambre sociale — statue uniquement sur les questions de droit, jamais sur les faits. Pour l'examen, retenez : le conseil de prud'hommes est compétent pour tout litige individuel relatif à l'exécution ou à la rupture du contrat de travail.
Source : Code du travail, art. L. 1411-1 et suivants

À retenir — Sources du droit social

À retenir

À retenir

Retenons l'essentiel de cette première sous-partie. La hiérarchie des sources est la colonne vertébrale du droit social : Constitution, loi, convention collective, contrat. Le principe de faveur garantit que le salarié bénéficie toujours de la norme la plus protectrice, sauf dans les domaines où la loi autorise expressément un accord dérogatoire. Les juridictions suivent une logique classique : prud'hommes en premier degré, cour d'appel, puis Cour de cassation. Ces repères sont indispensables avant d'aborder n'importe quel cas pratique à l'examen.
À retenir
À retenir — Sources du droit social
Retenons l'essentiel de cette première sous-partie. La hiérarchie des sources est la colonne vertébrale du droit social : Constitution, loi, convention collective, contrat. Le principe de faveur garantit que le salarié bénéficie toujours de la norme la plus protectrice, sauf dans les domaines où la loi autorise expressément un accord dérogatoire. Les juridictions suivent une logique classique : prud'hommes en premier degré, cour d'appel, puis Cour de cassation. Ces repères sont indispensables avant d'aborder n'importe quel cas pratique à l'examen.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Lien de subordination juridique
du latin subordinatio : mise sous l'autorité de quelqu'un
Situation dans laquelle une personne exécute un travail sous l'autorité d'un employeur qui a le pouvoir de lui donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et d'en sanctionner les manquements (Cass. soc., 13 novembre 1996, Société Générale).
Cette définition posée par la chambre sociale de la Cour de cassation en 1996 est la référence incontournable. Trois éléments la constituent : donner des ordres et des directives, contrôler leur exécution, sanctionner les manquements. Dès lors que ces trois éléments sont réunis dans les faits, le juge peut requalifier n'importe quelle relation en contrat de travail — même si les parties l'ont nommée autrement. C'est ce qu'on appelle le principe de réalité : la qualification retenue par les parties ne lie pas le juge. Un auto-entrepreneur qui travaille exclusivement pour un seul donneur d'ordre, sous ses instructions directes et avec son matériel, risque d'être requalifié en salarié. L'enjeu est considérable : rappel de cotisations sociales, indemnités de rupture.
Définition
Définition : Lien de subordination juridique
Cette définition posée par la chambre sociale de la Cour de cassation en 1996 est la référence incontournable. Trois éléments la constituent : donner des ordres et des directives, contrôler leur exécution, sanctionner les manquements. Dès lors que ces trois éléments sont réunis dans les faits, le juge peut requalifier n'importe quelle relation en contrat de travail — même si les parties l'ont nommée autrement. C'est ce qu'on appelle le principe de réalité : la qualification retenue par les parties ne lie pas le juge. Un auto-entrepreneur qui travaille exclusivement pour un seul donneur d'ordre, sous ses instructions directes et avec son matériel, risque d'être requalifié en salarié. L'enjeu est considérable : rappel de cotisations sociales, indemnités de rupture.
Source : Cass. soc., 13 novembre 1996, Société Générale, n° 94-13.187

Fil rouge — Focal Saint-Étienne : une tension RH réelle

Notion clé
Salarié vs Indépendant — grille de lecture
Fort
⚠️
Zone grise
Intégration faible, contrôle fort
👔
Salarié probable
Intégration forte + contrôle fort
🧑‍💻
Indépendant clair
Autonomie totale, pas d'intégration
🔍
À analyser
Intégration forte, contrôle faible
Contrôle de l'employeur
Intégration dans l'organisation
Forte
Prenons un cas d'entraînement inspiré d'une réalité documentée. Focal est une entreprise d'électroacoustique basée à Saint-Étienne, reconnue mondialement pour la qualité de ses enceintes et casques audio. Pour les besoins de notre exercice, imaginons que son service qualité fait régulièrement appel à des techniciens acousticiens présentés comme prestataires indépendants. Ces techniciens travaillent dans les locaux de Focal, avec le matériel de l'entreprise, selon des horaires fixés par le responsable qualité, et ne peuvent refuser de mission. Regardez la matrice sur l'écran : forte intégration dans l'organisation, contrôle fort exercé par l'employeur. Selon la jurisprudence Société Générale de 1996, ce technicien est très probablement un salarié déguisé. La direction des affaires sociales de Focal doit-elle s'en inquiéter ? Absolument.
Notion clé
Fil rouge — Focal Saint-Étienne : une tension RH réelle
Prenons un cas d'entraînement inspiré d'une réalité documentée. Focal est une entreprise d'électroacoustique basée à Saint-Étienne, reconnue mondialement pour la qualité de ses enceintes et casques audio. Pour les besoins de notre exercice, imaginons que son service qualité fait régulièrement appel à des techniciens acousticiens présentés comme prestataires indépendants. Ces techniciens travaillent dans les locaux de Focal, avec le matériel de l'entreprise, selon des horaires fixés par le responsable qualité, et ne peuvent refuser de mission. Regardez la matrice sur l'écran : forte intégration dans l'organisation, contrôle fort exercé par l'employeur. Selon la jurisprudence Société Générale de 1996, ce technicien est très probablement un salarié déguisé. La direction des affaires sociales de Focal doit-elle s'en inquiéter ? Absolument.

Cas type — Qualification d'une relation de travail (méthode examen)

Cas concret
Voici le format attendu à l'épreuve UE3. On applique le syllogisme juridique en trois temps. Premier temps — la règle de droit : selon la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation du 13 novembre 1996, le lien de subordination existe dès lors qu'une personne exécute un travail sous l'autorité d'un employeur qui lui donne des ordres, contrôle son exécution et en sanctionne les manquements. Deuxième temps — les faits : Marc travaille exclusivement pour l'agence, aux horaires qu'elle impose, avec ses logiciels, et ses livrables sont validés étape par étape. Troisième temps — la conclusion : les trois critères du lien de subordination sont réunis. Marc devrait être qualifié de salarié, indépendamment de la forme juridique choisie. Risque pour l'agence : requalification avec rappel de charges sociales sur 3 ans maximum.
Cas concret
Cas type — Qualification d'une relation de travail (méthode examen)
Voici le format attendu à l'épreuve UE3. On applique le syllogisme juridique en trois temps. Premier temps — la règle de droit : selon la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation du 13 novembre 1996, le lien de subordination existe dès lors qu'une personne exécute un travail sous l'autorité d'un employeur qui lui donne des ordres, contrôle son exécution et en sanctionne les manquements. Deuxième temps — les faits : Marc travaille exclusivement pour l'agence, aux horaires qu'elle impose, avec ses logiciels, et ses livrables sont validés étape par étape. Troisième temps — la conclusion : les trois critères du lien de subordination sont réunis. Marc devrait être qualifié de salarié, indépendamment de la forme juridique choisie. Risque pour l'agence : requalification avec rappel de charges sociales sur 3 ans maximum.

Requalifications et contentieux prud'homaux en France

Économétrie

Le nombre d'affaires portées devant les conseils de prud'hommes illustre l'enjeu de la qualification correcte du contrat de travail.

Milliers d'affaires terminées (hors référé)
200%150%100%50%0% 147% 2019 119% 2020 133% 2021 141% 2022 148% 2023
Source : Ministère de la Justice · Statistiques prud'homales · 2024
57 %
Affaires relatives à la rupture du contrat de travail
3 ans
Délai de prescription des actions salariales (art. L. 1471-1 C. trav.)
Ces chiffres méritent votre attention. Le volume d'affaires devant les conseils de prud'hommes dépasse chaque année les 140 000 affaires en période normale. La baisse de 2020 s'explique par la fermeture des juridictions pendant le premier confinement. Plus de la moitié des contentieux portent sur la rupture du contrat : licenciement, démission contestée, rupture conventionnelle remise en cause. La prescription de 3 ans pour les créances salariales est un point de procédure très souvent testé à l'examen : un salarié peut réclamer jusqu'à 3 ans de rappel de salaire ou de charges. Gardez ce chiffre en tête.
Données
Requalifications et contentieux prud'homaux en France
Ces chiffres méritent votre attention. Le volume d'affaires devant les conseils de prud'hommes dépasse chaque année les 140 000 affaires en période normale. La baisse de 2020 s'explique par la fermeture des juridictions pendant le premier confinement. Plus de la moitié des contentieux portent sur la rupture du contrat : licenciement, démission contestée, rupture conventionnelle remise en cause. La prescription de 3 ans pour les créances salariales est un point de procédure très souvent testé à l'examen : un salarié peut réclamer jusqu'à 3 ans de rappel de salaire ou de charges. Gardez ce chiffre en tête.

À retenir — Le lien de subordination

À retenir

À retenir

Cette sous-partie est au cœur de l'UE3. Le lien de subordination repose sur trois critères posés par la Cour de cassation en 1996 : pouvoir de donner des ordres, contrôle de l'exécution, pouvoir de sanctionner. Le principe de réalité est fondamental : le juge regarde ce qui se passe concrètement, pas ce que les parties ont écrit dans leur contrat. À l'examen, appliquez toujours le syllogisme : règle de droit, faits, conclusion. Et n'oubliez jamais la prescription triennale pour les créances salariales.
À retenir
À retenir — Le lien de subordination
Cette sous-partie est au cœur de l'UE3. Le lien de subordination repose sur trois critères posés par la Cour de cassation en 1996 : pouvoir de donner des ordres, contrôle de l'exécution, pouvoir de sanctionner. Le principe de réalité est fondamental : le juge regarde ce qui se passe concrètement, pas ce que les parties ont écrit dans leur contrat. À l'examen, appliquez toujours le syllogisme : règle de droit, faits, conclusion. Et n'oubliez jamais la prescription triennale pour les créances salariales.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Contrat de travail à durée indéterminée (CDI)
du latin contractus : accord liant deux parties ; indeterminatus : sans limite fixée
Convention par laquelle un employeur s'engage à fournir un travail à un salarié en contrepartie d'une rémunération, sans limitation de durée. Le CDI est la forme normale et générale du contrat de travail (art. L. 1221-2 du Code du travail).
Le Code du travail est clair : le CDI est la forme normale et générale de la relation de travail. Cela signifie que tout contrat qui ne remplit pas les conditions légales pour être un CDD ou un contrat de mission sera requalifié en CDI. Le CDI peut être conclu verbalement, mais la forme écrite est vivement recommandée et obligatoire pour certaines mentions. Il peut être à temps plein ou à temps partiel. L'absence d'écrit en CDI ne le remet pas en cause — contrairement au CDD où l'absence d'écrit entraîne la requalification automatique en CDI. Ce distinguo est régulièrement testé à l'examen.
Définition
Définition : Contrat de travail à durée indéterminée (CDI)
Le Code du travail est clair : le CDI est la forme normale et générale de la relation de travail. Cela signifie que tout contrat qui ne remplit pas les conditions légales pour être un CDD ou un contrat de mission sera requalifié en CDI. Le CDI peut être conclu verbalement, mais la forme écrite est vivement recommandée et obligatoire pour certaines mentions. Il peut être à temps plein ou à temps partiel. L'absence d'écrit en CDI ne le remet pas en cause — contrairement au CDD où l'absence d'écrit entraîne la requalification automatique en CDI. Ce distinguo est régulièrement testé à l'examen.
Source : Code du travail, art. L. 1221-2

Le CDD et le travail temporaire : cas de recours licites

Notion clé
Cas de recours licites au CDD
🔄
Remplacement
Salarié absent, poste vacant en recrutement
📈
Surcroît d'activité
Accroissement temporaire et exceptionnel
🌾
Emploi saisonnier
Activité périodique prévisible
🚫
Cas interdits
Grève, travaux dangereux, remplacement définitif
Le CDD est dérogatoire : on ne peut y recourir que dans les cas limitativement prévus par la loi. En dehors de ces cas, le contrat est requalifiable en CDI. La durée maximale est de 18 mois renouvellements compris — deux renouvellements possibles. À l'issue du CDD, si la relation se poursuit au-delà du terme, le contrat est automatiquement requalifié en CDI. Attention au piège de l'examen : le CDD ne peut pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Si vous lisez ça dans un énoncé, la requalification est évidente. L'intérim suit les mêmes règles de recours mais implique une relation triangulaire : salarié intérimaire, entreprise de travail temporaire, entreprise utilisatrice.
Notion clé
Le CDD et le travail temporaire : cas de recours licites
Le CDD est dérogatoire : on ne peut y recourir que dans les cas limitativement prévus par la loi. En dehors de ces cas, le contrat est requalifiable en CDI. La durée maximale est de 18 mois renouvellements compris — deux renouvellements possibles. À l'issue du CDD, si la relation se poursuit au-delà du terme, le contrat est automatiquement requalifié en CDI. Attention au piège de l'examen : le CDD ne peut pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Si vous lisez ça dans un énoncé, la requalification est évidente. L'intérim suit les mêmes règles de recours mais implique une relation triangulaire : salarié intérimaire, entreprise de travail temporaire, entreprise utilisatrice.
Sources : Code du travail, art. L. 1242-2 (cas de recours) · Code du travail, art. L. 1242-8 (durée maximale)

Les clauses du contrat de travail : valides et nulles

Notion clé
4 conditions de validité — clause de non-concurrence
🌍
Limitation géographique
Zone définie et proportionnée
⏱️
Limitation dans le temps
Durée raisonnable
🎯
Limitation d'activité
Secteur précis
💶
Contrepartie financière
Obligatoire — jurisprudence 2002
Lecture : La Cour de cassation (Cass. soc., 10 juillet 2002) a posé la condition de contrepartie financière : sans elle, la clause est nulle.
Les clauses du contrat de travail sont très souvent au programme de l'épreuve. La clause de non-concurrence est la plus complexe : elle doit réunir quatre conditions cumulatives. Depuis l'arrêt de la chambre sociale du 10 juillet 2002, l'absence de contrepartie financière rend la clause nulle. Ce piège est récurrent à l'examen : une clause sans contrepartie financière mentionnée dans l'énoncé appelle une réponse claire — clause nulle, salarié libéré de son obligation. La clause de mobilité est valide si elle définit une zone géographique précise et si elle est mise en œuvre de bonne foi. La sanction pécuniaire inscrite dans un contrat ou un règlement intérieur est interdite par le Code du travail — c'est un piège classique.
Notion clé
Les clauses du contrat de travail : valides et nulles
Les clauses du contrat de travail sont très souvent au programme de l'épreuve. La clause de non-concurrence est la plus complexe : elle doit réunir quatre conditions cumulatives. Depuis l'arrêt de la chambre sociale du 10 juillet 2002, l'absence de contrepartie financière rend la clause nulle. Ce piège est récurrent à l'examen : une clause sans contrepartie financière mentionnée dans l'énoncé appelle une réponse claire — clause nulle, salarié libéré de son obligation. La clause de mobilité est valide si elle définit une zone géographique précise et si elle est mise en œuvre de bonne foi. La sanction pécuniaire inscrite dans un contrat ou un règlement intérieur est interdite par le Code du travail — c'est un piège classique.
Sources : Cass. soc., 10 juillet 2002, n° 00-45.135 (contrepartie financière non-concurrence) · Code du travail, art. L. 1331-2 (interdiction sanction pécuniaire)

La période d'essai : durée et rupture

Notion clé
Durées maximales de période d'essai — CDI
Ouvriers / Employés
0–2
mois
Agents de maîtrise / Techniciens
0–3
mois
Cadres
0–4
mois
Lecture : Durées légales doublées au maximum en cas de renouvellement — Code du travail, art. L. 1221-19 à L. 1221-24.
La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié et au salarié d'apprécier ses conditions de travail. Les durées légales sont fixes : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Un accord de branche peut prévoir le renouvellement une seule fois, sans dépasser le double de la durée initiale. La rupture en cours d'essai est libre : pas de cause à invoquer, pas de procédure disciplinaire. Mais attention : un délai de prévenance doit être respecté, et la rupture abusive — motivée par un critère discriminatoire ou pour se débarrasser d'un salarié ayant refusé une modification — est illicite. À l'examen, vérifiez toujours que la rupture en période d'essai ne dissimule pas un licenciement déguisé.
Notion clé
La période d'essai : durée et rupture
La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié et au salarié d'apprécier ses conditions de travail. Les durées légales sont fixes : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Un accord de branche peut prévoir le renouvellement une seule fois, sans dépasser le double de la durée initiale. La rupture en cours d'essai est libre : pas de cause à invoquer, pas de procédure disciplinaire. Mais attention : un délai de prévenance doit être respecté, et la rupture abusive — motivée par un critère discriminatoire ou pour se débarrasser d'un salarié ayant refusé une modification — est illicite. À l'examen, vérifiez toujours que la rupture en période d'essai ne dissimule pas un licenciement déguisé.
Source : Code du travail, art. L. 1221-19 à L. 1221-24

⚠️ Pièges d'examen — Partie 1

Vigilance
  • CDD sans motif écrit → requalification CDI automatique
  • Clause de non-concurrence sans contrepartie → nulle
  • Sanction pécuniaire dans le contrat → interdite
  • Rupture d'essai sur motif discriminatoire → illicite
Ces quatre pièges reviennent régulièrement dans les sujets d'examen UE3. Premier piège : un CDD qui n'énonce pas son motif dans l'écrit est automatiquement requalifié en CDI — le correcteur attend cette conclusion ferme. Deuxième piège : la clause de non-concurrence sans contrepartie financière est nulle ; ne dites pas qu'elle est simplement inopposable, dites qu'elle est nulle. Troisième piège : toute sanction pécuniaire est interdite, qu'elle figure dans le contrat ou dans le règlement intérieur. Quatrième piège : une rupture de période d'essai motivée par une raison discriminatoire est illicite et peut être requalifiée. Apprenez à les repérer dans l'énoncé : en général, l'examinateur glisse un indice.
Vigilance
⚠️ Pièges d'examen — Partie 1
Ces quatre pièges reviennent régulièrement dans les sujets d'examen UE3. Premier piège : un CDD qui n'énonce pas son motif dans l'écrit est automatiquement requalifié en CDI — le correcteur attend cette conclusion ferme. Deuxième piège : la clause de non-concurrence sans contrepartie financière est nulle ; ne dites pas qu'elle est simplement inopposable, dites qu'elle est nulle. Troisième piège : toute sanction pécuniaire est interdite, qu'elle figure dans le contrat ou dans le règlement intérieur. Quatrième piège : une rupture de période d'essai motivée par une raison discriminatoire est illicite et peut être requalifiée. Apprenez à les repérer dans l'énoncé : en général, l'examinateur glisse un indice.
Source : Code du travail, art. L. 1242-12, L. 1331-2, L. 1221-19

À retenir — Types de contrats et clauses

À retenir

À retenir

Récapitulons la troisième sous-partie. Le CDI est la norme : toute déviation doit être justifiée. Le CDD est l'exception : les cas de recours sont limitatifs et la durée est plafonnée à 18 mois. La clause de non-concurrence nécessite quatre conditions cumulatives — oubliez la contrepartie financière et la clause tombe. La période d'essai offre une liberté de rupture, mais cette liberté n'est pas absolue : la mauvaise foi ou la discrimination la rendent illicite. Ces quatre points couvrent une large part des questions de la partie formation du contrat à l'épreuve.
À retenir
À retenir — Types de contrats et clauses
Récapitulons la troisième sous-partie. Le CDI est la norme : toute déviation doit être justifiée. Le CDD est l'exception : les cas de recours sont limitatifs et la durée est plafonnée à 18 mois. La clause de non-concurrence nécessite quatre conditions cumulatives — oubliez la contrepartie financière et la clause tombe. La période d'essai offre une liberté de rupture, mais cette liberté n'est pas absolue : la mauvaise foi ou la discrimination la rendent illicite. Ces quatre points couvrent une large part des questions de la partie formation du contrat à l'épreuve.

Vérifiez-vous — Partie 1

Validation 80 %

Deux questions d'application. Pas de restitution : raisonnez à partir des faits.

1. Un technicien acousticien facture ses prestations à une seule entreprise, travaille dans ses locaux, avec son matériel et selon ses horaires. Quelle qualification juridique s'impose ?
  • a. Prestataire indépendant — les parties l'ont décidé ainsi
  • b. Salarié — le lien de subordination est caractérisé (Cass. soc. 1996)
  • c. Associé — il partage les risques de l'entreprise
2. Un contrat de travail prévoit une clause de non-concurrence sans contrepartie financière. Quelle est la conséquence juridique ?
  • a. La clause est valide car elle protège l'employeur
  • b. La clause est simplement inopposable au salarié
  • c. La clause est nulle — le salarié est libéré de toute obligation
Deux questions pour ancrer les apprentissages de la partie 1. Ne cherchez pas à réciter le cours : lisez les faits, identifiez les indices juridiques, concluez. C'est exactement ce que fait le correcteur de l'épreuve UE3. Si vous avez répondu b à la première et c à la seconde, vous avez bien intégré le principe de réalité et la jurisprudence sur la non-concurrence.
Auto-test
Vérifiez-vous — Partie 1
Deux questions pour ancrer les apprentissages de la partie 1. Ne cherchez pas à réciter le cours : lisez les faits, identifiez les indices juridiques, concluez. C'est exactement ce que fait le correcteur de l'épreuve UE3. Si vous avez répondu b à la première et c à la seconde, vous avez bien intégré le principe de réalité et la jurisprudence sur la non-concurrence.
Partie 2 sur 3
2
L'exécution du contrat de travail
DCG-UE3 · Séance 1 · Le contrat de travail : formation, exécution et pouvoirs de ...
Photo : Ralf1403 · Unsplash

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Durée légale du travail
du latin legalis : conforme à la loi
La durée légale du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine pour les salariés à temps complet (art. L. 3121-27 du Code du travail). Ce seuil déclenche le régime des heures supplémentaires.
La durée légale est un seuil déclencheur, pas un plafond. Un salarié peut travailler plus de 35 heures par semaine — c'est très courant — mais au-delà de ce seuil, les heures sont supplémentaires et doivent être rémunérées avec une majoration ou compensées par du repos. Attention : la durée légale ne s'applique pas aux cadres au forfait jours, qui relèvent d'un régime différent. Pour l'examen, maîtrisez les seuils absolus : 10 heures par jour maximum, 48 heures par semaine maximum en cas exceptionnel, 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Tout dépassement de ces durées maximales absolues est une infraction pénale.
Définition
Définition : Durée légale du travail
La durée légale est un seuil déclencheur, pas un plafond. Un salarié peut travailler plus de 35 heures par semaine — c'est très courant — mais au-delà de ce seuil, les heures sont supplémentaires et doivent être rémunérées avec une majoration ou compensées par du repos. Attention : la durée légale ne s'applique pas aux cadres au forfait jours, qui relèvent d'un régime différent. Pour l'examen, maîtrisez les seuils absolus : 10 heures par jour maximum, 48 heures par semaine maximum en cas exceptionnel, 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Tout dépassement de ces durées maximales absolues est une infraction pénale.
Sources : Code du travail, art. L. 3121-27 (durée légale) · Code du travail, art. L. 3121-20 et L. 3121-22 (durées maximales)

Les heures supplémentaires : calcul et majoration

Notion clé
Taux de majoration des heures supplémentaires
H36 à H43 (8 premières h sup)
0–25
%
H44 et au-delà
0–50
%
Minimum conventionnel possible
0–10
%
Lecture : Code du travail, art. L. 3121-36 — les taux légaux s'appliquent sauf accord collectif prévoyant un taux au moins égal à 10 %.
Le calcul des heures supplémentaires est un exercice quasi systématique à l'épreuve. La règle de base : 25 % de majoration pour les 8 premières heures supplémentaires — de la 36e à la 43e heure — et 50 % au-delà. Un accord collectif peut prévoir des taux différents, mais le plancher absolu est de 10 %. Regardez le chiffre qui vous est donné dans l'énoncé : si la semaine comporte 46 heures de travail effectif, le salarié a fait 11 heures supplémentaires — 8 à 25 % et 3 à 50 %. Faites ce calcul étape par étape, montrez votre raisonnement. Le correcteur veut voir la méthode, pas seulement le résultat.
Notion clé
Les heures supplémentaires : calcul et majoration
Le calcul des heures supplémentaires est un exercice quasi systématique à l'épreuve. La règle de base : 25 % de majoration pour les 8 premières heures supplémentaires — de la 36e à la 43e heure — et 50 % au-delà. Un accord collectif peut prévoir des taux différents, mais le plancher absolu est de 10 %. Regardez le chiffre qui vous est donné dans l'énoncé : si la semaine comporte 46 heures de travail effectif, le salarié a fait 11 heures supplémentaires — 8 à 25 % et 3 à 50 %. Faites ce calcul étape par étape, montrez votre raisonnement. Le correcteur veut voir la méthode, pas seulement le résultat.
Source : Code du travail, art. L. 3121-36 et L. 3121-33

Le temps partiel et le forfait jours

Notion clé
Régimes de durée du travail
100 0 Semaines de l'année (illustration)
Temps plein classiqueTemps partiel 24 h
Lecture : Illustration pédagogique — les heures effectivement travaillées varient ; le seuil légal de 35 h déclenche les majorations. Code du travail, art. L. 3123-1 et L. 3121-58.
Deux régimes méritent votre attention car ils posent des questions d'examen spécifiques. Le temps partiel : le contrat doit être écrit et mentionner la répartition des horaires. La durée minimale est de 24 heures par semaine, sauf exceptions — demande du salarié, accord de branche, certains contrats courts. Les heures complémentaires sont possibles dans la limite d'un tiers de la durée contractuelle. Le forfait jours s'applique exclusivement aux cadres autonomes et aux salariés itinérants disposant d'une réelle autonomie. Il requiert un accord collectif, une convention individuelle écrite et un entretien annuel de suivi. Le plafond légal est de 218 jours par an. En forfait jours, il n'y a pas d'heures supplémentaires à proprement parler — c'est un piège fréquent dans les énoncés.
Notion clé
Le temps partiel et le forfait jours
Deux régimes méritent votre attention car ils posent des questions d'examen spécifiques. Le temps partiel : le contrat doit être écrit et mentionner la répartition des horaires. La durée minimale est de 24 heures par semaine, sauf exceptions — demande du salarié, accord de branche, certains contrats courts. Les heures complémentaires sont possibles dans la limite d'un tiers de la durée contractuelle. Le forfait jours s'applique exclusivement aux cadres autonomes et aux salariés itinérants disposant d'une réelle autonomie. Il requiert un accord collectif, une convention individuelle écrite et un entretien annuel de suivi. Le plafond légal est de 218 jours par an. En forfait jours, il n'y a pas d'heures supplémentaires à proprement parler — c'est un piège fréquent dans les énoncés.
Sources : Code du travail, art. L. 3123-1 (temps partiel) · Code du travail, art. L. 3121-58 (forfait jours)

À retenir — Durée du travail

À retenir

À retenir

Retenez les quatre chiffres clés de cette sous-partie. Trente-cinq heures : le seuil. Dix heures par jour et 48 heures par semaine : les plafonds absolus à ne jamais dépasser, sous peine de sanctions pénales. Vingt-cinq et cinquante pour cent : les taux de majoration légaux des heures supplémentaires. Deux cent dix-huit jours : le plafond du forfait jours. Ces chiffres seront utiles à chaque calcul de rémunération à l'épreuve. Apprenez-les maintenant.
À retenir
À retenir — Durée du travail
Retenez les quatre chiffres clés de cette sous-partie. Trente-cinq heures : le seuil. Dix heures par jour et 48 heures par semaine : les plafonds absolus à ne jamais dépasser, sous peine de sanctions pénales. Vingt-cinq et cinquante pour cent : les taux de majoration légaux des heures supplémentaires. Deux cent dix-huit jours : le plafond du forfait jours. Ces chiffres seront utiles à chaque calcul de rémunération à l'épreuve. Apprenez-les maintenant.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)
de l'anglais minimum : plancher absolu ; interprofessionnel : applicable à tous les secteurs
Rémunération minimale légale en dessous de laquelle aucun salarié ne peut être rémunéré, fixée par décret chaque 1er janvier et relevée automatiquement en cas de hausse de l'indice des prix supérieure à 2 % (art. L. 3231-2 du Code du travail).
Le SMIC est le plancher absolu de la rémunération en France. Aucun accord collectif, aucune clause contractuelle ne peut y déroger en dessous. Depuis le 1er janvier 2025, le SMIC horaire brut est fixé à 11,88 euros, soit 1 801,80 euros bruts mensuels pour 35 heures par semaine. Ce chiffre est revalorisé chaque 1er janvier par décret et peut faire l'objet d'une revalorisation anticipée en cours d'année si l'inflation dépasse le seuil légal. À l'examen, vérifiez toujours la date du sujet pour utiliser le bon montant — le correcteur le précise généralement dans les données du cas.
Définition
Définition : Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)
Le SMIC est le plancher absolu de la rémunération en France. Aucun accord collectif, aucune clause contractuelle ne peut y déroger en dessous. Depuis le 1er janvier 2025, le SMIC horaire brut est fixé à 11,88 euros, soit 1 801,80 euros bruts mensuels pour 35 heures par semaine. Ce chiffre est revalorisé chaque 1er janvier par décret et peut faire l'objet d'une revalorisation anticipée en cours d'année si l'inflation dépasse le seuil légal. À l'examen, vérifiez toujours la date du sujet pour utiliser le bon montant — le correcteur le précise généralement dans les données du cas.
Sources : Code du travail, art. L. 3231-2 · Décret du 18 décembre 2024 relatif au SMIC au 1er janvier 2025

Les composantes de la rémunération

Notion clé
Du salaire brut au salaire net
1
Salaire brut
Base + primes + avantages en nature
2
Cotisations salariales
Maladie, retraite, chômage, CSG/CRDS
3
Salaire net imposable
Brut − cotisations salariales
4
Prélèvement à la source
Impôt sur le revenu déduit à la source
5
Salaire net à payer
Ce que reçoit le salarié
La rémunération ne se résume pas au salaire de base. Elle comprend tous les avantages en espèces ou en nature versés en contrepartie du travail : primes de résultats, prime de 13e mois, avantages en nature comme un véhicule de fonction. Le bulletin de paie doit mentionner obligatoirement l'employeur, le salarié, la convention collective applicable, les éléments de rémunération, les cotisations et le net à payer. Depuis la loi sur le partage de la valeur de 2024, l'intéressement est accessible aux entreprises de moins de 11 salariés. Pour l'examen, retenez la structure du bulletin : brut, cotisations sociales salariales, net imposable, prélèvement à la source, net à payer. Et n'oubliez pas que les avantages en nature sont soumis à cotisations.
Notion clé
Les composantes de la rémunération
La rémunération ne se résume pas au salaire de base. Elle comprend tous les avantages en espèces ou en nature versés en contrepartie du travail : primes de résultats, prime de 13e mois, avantages en nature comme un véhicule de fonction. Le bulletin de paie doit mentionner obligatoirement l'employeur, le salarié, la convention collective applicable, les éléments de rémunération, les cotisations et le net à payer. Depuis la loi sur le partage de la valeur de 2024, l'intéressement est accessible aux entreprises de moins de 11 salariés. Pour l'examen, retenez la structure du bulletin : brut, cotisations sociales salariales, net imposable, prélèvement à la source, net à payer. Et n'oubliez pas que les avantages en nature sont soumis à cotisations.
Sources : Code du travail, art. L. 3243-2 (bulletin de paie) · Loi du 29 novembre 2023 sur le partage de la valeur

Cas type — Calcul de rémunération avec heures supplémentaires

Cas concret
Voici un exercice de calcul type. Étape 1 : identifier les heures supplémentaires. Le salarié a travaillé 42 heures. La durée légale est de 35 heures. Il a donc 7 heures supplémentaires — de la 36e à la 42e heure. Étape 2 : appliquer les majorations. Ces 7 heures entrent dans la tranche des 8 premières heures supplémentaires, majorées à 25 %. Étape 3 : calculer. Salaire de base : 35 heures × 13,50 € = 472,50 €. Heures supplémentaires : 7 heures × 13,50 € × 1,25 = 118,13 €. Total brut = 590,63 €. À l'examen, montrez chaque étape. Un résultat seul sans raisonnement ne rapporte pas tous les points.
Cas concret
Cas type — Calcul de rémunération avec heures supplémentaires
Voici un exercice de calcul type. Étape 1 : identifier les heures supplémentaires. Le salarié a travaillé 42 heures. La durée légale est de 35 heures. Il a donc 7 heures supplémentaires — de la 36e à la 42e heure. Étape 2 : appliquer les majorations. Ces 7 heures entrent dans la tranche des 8 premières heures supplémentaires, majorées à 25 %. Étape 3 : calculer. Salaire de base : 35 heures × 13,50 € = 472,50 €. Heures supplémentaires : 7 heures × 13,50 € × 1,25 = 118,13 €. Total brut = 590,63 €. À l'examen, montrez chaque étape. Un résultat seul sans raisonnement ne rapporte pas tous les points.

Évolution du SMIC horaire brut en France (2020-2025)

Économétrie

Le SMIC a connu des revalorisations significatives depuis 2021, liées à la hausse de l'inflation.

SMIC horaire brut (€)
13%9%6%3%0% 10.15% Jan. 2020 10.25% Jan. 2021 10.57% Jan. 2022 11.27% Jan. 2023 11.65% Jan. 2024 11.88% Jan. 2025
Source : Ministère du Travail · Décrets SMIC annuels · 2020-2025
+17,1 %
Hausse cumulée du SMIC entre janvier 2020 et janvier 2025
1 801,80 €
SMIC mensuel brut pour 35 h/sem au 1er janvier 2025
Ce graphique illustre la dynamique du SMIC sur cinq ans. La période 2022-2023 a été marquée par des revalorisations exceptionnelles liées à l'inflation : trois coups de pouce en 2022. Regardez l'écart entre janvier 2020 et janvier 2025 : plus 17 % en cinq ans. Pour les entreprises à faibles marges, cette évolution a un impact direct sur la masse salariale. Pour l'examen, retenez le montant en vigueur à la date du sujet — le correcteur le précise généralement. En 2025, c'est 11,88 € de l'heure, soit 1 801,80 € bruts mensuels pour un temps complet.
Données
Évolution du SMIC horaire brut en France (2020-2025)
Ce graphique illustre la dynamique du SMIC sur cinq ans. La période 2022-2023 a été marquée par des revalorisations exceptionnelles liées à l'inflation : trois coups de pouce en 2022. Regardez l'écart entre janvier 2020 et janvier 2025 : plus 17 % en cinq ans. Pour les entreprises à faibles marges, cette évolution a un impact direct sur la masse salariale. Pour l'examen, retenez le montant en vigueur à la date du sujet — le correcteur le précise généralement. En 2025, c'est 11,88 € de l'heure, soit 1 801,80 € bruts mensuels pour un temps complet.

À retenir — Rémunération

À retenir

À retenir

Synthèse de la sous-partie rémunération. Le SMIC est votre repère de base : 11,88 € de l'heure en 2025, aucun salarié ne peut être en dessous. La rémunération est plus large que le salaire de base : elle englobe tous les avantages liés au contrat. Le bulletin de paie est un document légal dont les mentions sont précisément définies par le Code du travail. Pour le calcul des heures supplémentaires, montrez toujours votre raisonnement en plusieurs étapes : c'est ce qui vous assure les points de méthode à l'examen.
À retenir
À retenir — Rémunération
Synthèse de la sous-partie rémunération. Le SMIC est votre repère de base : 11,88 € de l'heure en 2025, aucun salarié ne peut être en dessous. La rémunération est plus large que le salaire de base : elle englobe tous les avantages liés au contrat. Le bulletin de paie est un document légal dont les mentions sont précisément définies par le Code du travail. Pour le calcul des heures supplémentaires, montrez toujours votre raisonnement en plusieurs étapes : c'est ce qui vous assure les points de méthode à l'examen.

Les congés payés : acquisition et prise

Notion clé
Règles essentielles des congés payés
📅
2,5 j/mois
Acquisition mensuelle
🗓️
30 j ouvrables/an
Soit 5 semaines
☀️
Congé principal
4 semaines consécutives max
🏖️
5e semaine
Prise séparée — avant 30 avril
Lecture : Code du travail, art. L. 3141-3 à L. 3141-23 — les conventions collectives peuvent prévoir des congés plus favorables.
Les congés payés sont un droit fondamental issu des accords Matignon de 1936. Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables, soit 30 jours par an pour une année complète. La période de référence légale s'étend du 1er juin au 31 mai, sauf accord collectif différent. Le congé principal — au minimum 2 semaines, au maximum 4 semaines consécutives — doit être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. La 5e semaine est prise séparément. Un point de procédure souvent testé : l'employeur fixe les dates de congés après avis des délégués du personnel ; le salarié ne peut pas décider unilatéralement. Une modification à moins d'un mois du départ doit être justifiée par des circonstances exceptionnelles.
Notion clé
Les congés payés : acquisition et prise
Les congés payés sont un droit fondamental issu des accords Matignon de 1936. Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables, soit 30 jours par an pour une année complète. La période de référence légale s'étend du 1er juin au 31 mai, sauf accord collectif différent. Le congé principal — au minimum 2 semaines, au maximum 4 semaines consécutives — doit être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. La 5e semaine est prise séparément. Un point de procédure souvent testé : l'employeur fixe les dates de congés après avis des délégués du personnel ; le salarié ne peut pas décider unilatéralement. Une modification à moins d'un mois du départ doit être justifiée par des circonstances exceptionnelles.
Source : Code du travail, art. L. 3141-3 à L. 3141-23

Les autres absences : maladie, maternité, événements familiaux

Notion clé
Principales absences autorisées
🤒
Maladie
Arrêt + maintien de salaire conventionnel
🤱
Maternité / Adoption
16 sem. min. — protection renforcée
👨‍👧
Paternité
25 jours calendaires dont 4 jours obligatoires immédiats (2021)
💍
Événements familiaux
Mariage, naissance, deuil — durées légales
Au-delà des congés payés, le salarié peut s'absenter pour d'autres motifs légalement reconnus. La maladie ouvre droit à des indemnités journalières de la Sécurité sociale après 3 jours de carence. Les conventions collectives prévoient souvent un maintien du salaire par l'employeur à partir d'une certaine ancienneté. Le congé de maternité est de 16 semaines minimum pour les deux premiers enfants ; il est porté à 26 semaines à partir du troisième enfant. Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant est fixé à 25 jours calendaires depuis le 1er juillet 2021, dont 4 jours de prise obligatoire immédiatement après la naissance — leur non-respect constitue une infraction. Pour les événements familiaux, le Code du travail fixe des durées minimales : 4 jours pour un mariage, 3 jours pour une naissance, 3 jours pour un décès d'un parent. À l'examen, distinguez clairement les régimes.
Notion clé
Les autres absences : maladie, maternité, événements familiaux
Au-delà des congés payés, le salarié peut s'absenter pour d'autres motifs légalement reconnus. La maladie ouvre droit à des indemnités journalières de la Sécurité sociale après 3 jours de carence. Les conventions collectives prévoient souvent un maintien du salaire par l'employeur à partir d'une certaine ancienneté. Le congé de maternité est de 16 semaines minimum pour les deux premiers enfants ; il est porté à 26 semaines à partir du troisième enfant. Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant est fixé à 25 jours calendaires depuis le 1er juillet 2021, dont 4 jours de prise obligatoire immédiatement après la naissance — leur non-respect constitue une infraction. Pour les événements familiaux, le Code du travail fixe des durées minimales : 4 jours pour un mariage, 3 jours pour une naissance, 3 jours pour un décès d'un parent. À l'examen, distinguez clairement les régimes.
Sources : Code du travail, art. L. 1225-17 (maternité) · Code du travail, art. L. 3142-1 (événements familiaux) · LFSS 2021 — congé paternité 25 jours dont 4 jours obligatoires

À retenir — Congés et absences

À retenir

À retenir

Retenons l'essentiel des absences légales. Les congés payés : 2,5 jours par mois, 30 jours par an, les dates sont fixées par l'employeur. Le congé de maternité est d'au moins 16 semaines, avec une protection absolue contre le licenciement. Le congé de paternité est de 25 jours calendaires depuis 2021 — c'est un chiffre récent qui peut surprendre à l'examen. La maladie : 3 jours de carence Sécurité sociale, mais les conventions collectives peuvent améliorer ce régime. Ces quatre points couvrent la quasi-totalité des questions sur les absences à l'épreuve.
À retenir
À retenir — Congés et absences
Retenons l'essentiel des absences légales. Les congés payés : 2,5 jours par mois, 30 jours par an, les dates sont fixées par l'employeur. Le congé de maternité est d'au moins 16 semaines, avec une protection absolue contre le licenciement. Le congé de paternité est de 25 jours calendaires depuis 2021 — c'est un chiffre récent qui peut surprendre à l'examen. La maladie : 3 jours de carence Sécurité sociale, mais les conventions collectives peuvent améliorer ce régime. Ces quatre points couvrent la quasi-totalité des questions sur les absences à l'épreuve.

Vérifiez-vous — Partie 2

Validation 80 %

Deux questions d'application. Raisonnez à partir des faits, appliquez les règles chiffrées.

1. Un salarié employé travaille 46 heures cette semaine. Son taux horaire est de 12 €. Quelle est sa rémunération brute pour cette semaine ?
  • a. 552 € (46 h × 12 €, pas de majoration car accord d'entreprise supposé)
  • b. 594 € (35 h × 12 € + 8 h × 12 € × 1,25 + 3 h × 12 € × 1,50)
  • c. 569 € (35 h × 12 € + 11 h × 12 € × 1,25 sans distinction de tranches)
2. Une salariée est en congé de maternité. L'employeur souhaite la licencier pour motif économique pendant cette période. Que peut-il faire ?
  • a. Licencier si le motif économique est réel et sérieux
  • b. Licencier avec un préavis de 3 mois au minimum
  • c. Ne rien faire — la protection est absolue pendant le congé de maternité
Ces deux questions testent votre capacité à appliquer des règles chiffrées et à connaître les protections légales. La première demande un calcul rigoureux avec distinction des tranches — un incontournable de l'épreuve. La seconde teste une règle de protection que beaucoup confondent avec les règles ordinaires de licenciement. Retenez bien la distinction : pendant le congé de maternité, la protection est absolue — aucun motif ne la contourne. Pendant les 10 semaines suivant le retour, la protection est relative : la faute grave ou l'impossibilité de maintien pour cause étrangère à la maternité restent possibles.
Auto-test
Vérifiez-vous — Partie 2
Ces deux questions testent votre capacité à appliquer des règles chiffrées et à connaître les protections légales. La première demande un calcul rigoureux avec distinction des tranches — un incontournable de l'épreuve. La seconde teste une règle de protection que beaucoup confondent avec les règles ordinaires de licenciement. Retenez bien la distinction : pendant le congé de maternité, la protection est absolue — aucun motif ne la contourne. Pendant les 10 semaines suivant le retour, la protection est relative : la faute grave ou l'impossibilité de maintien pour cause étrangère à la maternité restent possibles.
Partie 3 sur 3
3
Les pouvoirs de l'employeur et leurs limites
DCG-UE3 · Séance 1 · Le contrat de travail : formation, exécution et pouvoirs de ...
Photo : MagicDesk · Unsplash

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Règlement intérieur
du latin regulamentum : ensemble de règles ; interior : ce qui est à l'intérieur de l'entreprise
Document unilatéral de l'employeur, obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés, fixant les mesures d'application de la réglementation en matière d'hygiène, de sécurité et les règles générales et permanentes relatives à la discipline (art. L. 1321-1 du Code du travail).
Le règlement intérieur est un acte unilatéral de l'employeur — il ne se négocie pas, il s'impose. Mais cette unilatéralité a des contreparties : son contenu est strictement encadré par la loi, il doit être soumis au comité social et économique pour avis, et il doit être déposé à l'inspection du travail et communiqué aux salariés. Le règlement intérieur ne peut pas contenir des clauses contraires aux lois, règlements et conventions collectives applicables. Il ne peut pas prévoir de sanctions pécuniaires — c'est un point absolument fondamental que le correcteur attend. L'obligation de rédiger un règlement intérieur s'applique aux entreprises d'au moins 50 salariés.
Définition
Définition : Règlement intérieur
Le règlement intérieur est un acte unilatéral de l'employeur — il ne se négocie pas, il s'impose. Mais cette unilatéralité a des contreparties : son contenu est strictement encadré par la loi, il doit être soumis au comité social et économique pour avis, et il doit être déposé à l'inspection du travail et communiqué aux salariés. Le règlement intérieur ne peut pas contenir des clauses contraires aux lois, règlements et conventions collectives applicables. Il ne peut pas prévoir de sanctions pécuniaires — c'est un point absolument fondamental que le correcteur attend. L'obligation de rédiger un règlement intérieur s'applique aux entreprises d'au moins 50 salariés.
Source : Code du travail, art. L. 1321-1 à L. 1321-6

Contenu licite et illicite du règlement intérieur

Notion clé
Pouvoir de direction — ce qui est possible vs interdit
100 0 Illustration du principe — tout se situe entre ces deux bornes
Autorisé (proportionné, justifié)Interdit (disproportionné, discriminatoire)
Lecture : Illustration pédagogique des bornes du pouvoir de direction — Code du travail, art. L. 1321-1 à L. 1331-2.
Le pouvoir de direction de l'employeur s'étend à tout ce qui concerne l'organisation du travail, les conditions d'exécution des tâches et le comportement professionnel des salariés. Le règlement intérieur peut imposer une tenue vestimentaire si elle est justifiée par la nature des tâches — sécurité, hygiène — ou par le contact avec la clientèle. Mais dès que la règle porte atteinte aux droits fondamentaux, elle doit être proportionnée et justifiée. Exemple : interdire tout signe religieux visible dans une entreprise de service client est possible si la justification tient à une clause de neutralité inscrite dans le règlement intérieur et conforme à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Les sanctions pécuniaires sont absolument interdites, quelle que soit la gravité de la faute.
Notion clé
Contenu licite et illicite du règlement intérieur
Le pouvoir de direction de l'employeur s'étend à tout ce qui concerne l'organisation du travail, les conditions d'exécution des tâches et le comportement professionnel des salariés. Le règlement intérieur peut imposer une tenue vestimentaire si elle est justifiée par la nature des tâches — sécurité, hygiène — ou par le contact avec la clientèle. Mais dès que la règle porte atteinte aux droits fondamentaux, elle doit être proportionnée et justifiée. Exemple : interdire tout signe religieux visible dans une entreprise de service client est possible si la justification tient à une clause de neutralité inscrite dans le règlement intérieur et conforme à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Les sanctions pécuniaires sont absolument interdites, quelle que soit la gravité de la faute.
Sources : Code du travail, art. L. 1331-2 (interdiction sanction pécuniaire) · CJUE, 14 mars 2017, Micropole, C-188/15

Panorama — Procédure d'élaboration du règlement intérieur

Panorama
Les 5 étapes du règlement intérieur
1
Rédaction
L'employeur rédige seul
2
Avis du CSE
Obligatoire — délibération
3
Dépôt inspection
Contrôle de légalité
4
Communication
Affichage + remise embauche
5
Entrée en vigueur
1 mois après dépôt
La procédure d'élaboration du règlement intérieur est précise et ses étapes sont non négociables. L'employeur rédige seul — c'est un acte unilatéral — mais il doit consulter le comité social et économique pour avis. Notez bien : pour avis, pas pour accord. L'employeur peut passer outre, mais il doit tenir compte des observations formulées. Le dépôt à l'inspection du travail est une formalité de contrôle : l'inspecteur peut imposer le retrait ou la modification des clauses illicites. Le règlement intérieur doit être affiché dans l'entreprise et remis à chaque salarié à l'embauche. Il n'entre en vigueur qu'un mois après le dépôt à l'inspection. Ce délai est testé à l'examen.
Panorama
Panorama — Procédure d'élaboration du règlement intérieur
La procédure d'élaboration du règlement intérieur est précise et ses étapes sont non négociables. L'employeur rédige seul — c'est un acte unilatéral — mais il doit consulter le comité social et économique pour avis. Notez bien : pour avis, pas pour accord. L'employeur peut passer outre, mais il doit tenir compte des observations formulées. Le dépôt à l'inspection du travail est une formalité de contrôle : l'inspecteur peut imposer le retrait ou la modification des clauses illicites. Le règlement intérieur doit être affiché dans l'entreprise et remis à chaque salarié à l'embauche. Il n'entre en vigueur qu'un mois après le dépôt à l'inspection. Ce délai est testé à l'examen.

À retenir — Pouvoir de direction et règlement intérieur

À retenir

À retenir

Quatre points à retenir sur le règlement intérieur. Seuil d'obligation : 50 salariés. Contenu autorisé : hygiène, sécurité, discipline — avec l'échelle des sanctions. Contenu interdit : sanctions pécuniaires, clauses discriminatoires. Procédure : consultation CSE, dépôt inspection, affichage, entrée en vigueur un mois après dépôt. Ces éléments structurent une question de règlement intérieur à l'examen en quelques minutes si vous les avez mémorisés.
À retenir
À retenir — Pouvoir de direction et règlement intérieur
Quatre points à retenir sur le règlement intérieur. Seuil d'obligation : 50 salariés. Contenu autorisé : hygiène, sécurité, discipline — avec l'échelle des sanctions. Contenu interdit : sanctions pécuniaires, clauses discriminatoires. Procédure : consultation CSE, dépôt inspection, affichage, entrée en vigueur un mois après dépôt. Ces éléments structurent une question de règlement intérieur à l'examen en quelques minutes si vous les avez mémorisés.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Faute disciplinaire
du latin fauta : erreur, manquement ; disciplina : règle, ordre
Manquement du salarié à ses obligations professionnelles ou aux règles de l'entreprise, pouvant justifier une sanction de la part de l'employeur, selon une échelle graduée (simple, grave, lourde) dont dépend le régime d'indemnisation de la rupture.
La faute disciplinaire déclenche le pouvoir de sanction de l'employeur. Mais toutes les fautes ne se valent pas : le droit distingue trois degrés dont la qualification engage des conséquences radicalement différentes. La faute simple justifie un licenciement avec préavis et indemnités. La faute grave prive le salarié de son préavis et de son indemnité de licenciement. La faute lourde — intentionnelle, commise avec l'intention de nuire à l'employeur — prive en plus le salarié de ses indemnités compensatrices de congés payés. Cette graduation est un piège récurrent à l'examen : beaucoup de candidats confondent faute grave et faute lourde. Lisez attentivement les faits de l'énoncé pour identifier l'intention de nuire.
Définition
Définition : Faute disciplinaire
La faute disciplinaire déclenche le pouvoir de sanction de l'employeur. Mais toutes les fautes ne se valent pas : le droit distingue trois degrés dont la qualification engage des conséquences radicalement différentes. La faute simple justifie un licenciement avec préavis et indemnités. La faute grave prive le salarié de son préavis et de son indemnité de licenciement. La faute lourde — intentionnelle, commise avec l'intention de nuire à l'employeur — prive en plus le salarié de ses indemnités compensatrices de congés payés. Cette graduation est un piège récurrent à l'examen : beaucoup de candidats confondent faute grave et faute lourde. Lisez attentivement les faits de l'énoncé pour identifier l'intention de nuire.
Source : Code du travail, art. L. 1331-1 et suivants

Les sanctions disciplinaires et la procédure légale

Notion clé
Procédure disciplinaire — étapes obligatoires
1
Convocation
Délai min. 5 jours ouvrables avant entretien
2
Entretien préalable
Salarié assisté possible — exposé des faits
3
Délai de réflexion
Min. 2 jours ouvrables après entretien
4
Notification
Maxi 1 mois après entretien — écrit motivé
La procédure disciplinaire est rigoureusement encadrée. Quatre étapes indispensables, et chaque erreur de procédure peut rendre la sanction nulle ou ouvrir droit à des dommages-intérêts. La convocation doit parvenir au salarié au moins 5 jours ouvrables avant l'entretien. Le salarié a le droit de se faire assister par un représentant du personnel ou, dans les entreprises sans représentant, par un conseiller du salarié. La sanction doit être notifiée au moins 2 jours ouvrables après l'entretien — pour laisser un délai de réflexion — et au plus tard dans le mois suivant l'entretien. La prescription de 2 mois entre les faits et l'engagement de la procédure est un point crucial : des faits prescrits ne peuvent plus être sanctionnés.
Notion clé
Les sanctions disciplinaires et la procédure légale
La procédure disciplinaire est rigoureusement encadrée. Quatre étapes indispensables, et chaque erreur de procédure peut rendre la sanction nulle ou ouvrir droit à des dommages-intérêts. La convocation doit parvenir au salarié au moins 5 jours ouvrables avant l'entretien. Le salarié a le droit de se faire assister par un représentant du personnel ou, dans les entreprises sans représentant, par un conseiller du salarié. La sanction doit être notifiée au moins 2 jours ouvrables après l'entretien — pour laisser un délai de réflexion — et au plus tard dans le mois suivant l'entretien. La prescription de 2 mois entre les faits et l'engagement de la procédure est un point crucial : des faits prescrits ne peuvent plus être sanctionnés.
Source : Code du travail, art. L. 1332-1 à L. 1332-4

Cas type — Qualification d'une faute et validité d'une sanction

Cas concret
Revenons sur notre fil rouge. Imaginons que le technicien de Focal, désormais reconnu comme salarié, arrive régulièrement en retard. L'employeur décide de lui retirer 50 euros de son salaire à titre de sanction. Appliquons la méthode. Règle de droit : l'article L. 1331-2 du Code du travail interdit de façon absolue toute sanction pécuniaire. Faits : le retrait de 50 euros est une sanction pécuniaire directe. Conclusion : la sanction est nulle. Le salarié peut exiger le remboursement des sommes retenues. L'employeur aurait pu prononcer un avertissement ou une mise à pied conservatoire, puis disciplinaire, en respectant la procédure. Voilà le type de raisonnement attendu par le correcteur : clair, structuré, articulé autour de la règle de droit pertinente.
Cas concret
Cas type — Qualification d'une faute et validité d'une sanction
Revenons sur notre fil rouge. Imaginons que le technicien de Focal, désormais reconnu comme salarié, arrive régulièrement en retard. L'employeur décide de lui retirer 50 euros de son salaire à titre de sanction. Appliquons la méthode. Règle de droit : l'article L. 1331-2 du Code du travail interdit de façon absolue toute sanction pécuniaire. Faits : le retrait de 50 euros est une sanction pécuniaire directe. Conclusion : la sanction est nulle. Le salarié peut exiger le remboursement des sommes retenues. L'employeur aurait pu prononcer un avertissement ou une mise à pied conservatoire, puis disciplinaire, en respectant la procédure. Voilà le type de raisonnement attendu par le correcteur : clair, structuré, articulé autour de la règle de droit pertinente.

⚠️ Pièges d'examen — Pouvoir disciplinaire

Vigilance
  • Faute grave ≠ faute lourde : la lourde exige l'intention de nuire
  • Sanction pécuniaire : NULLE même si dans le règlement intérieur
  • Prescription 2 mois : faits anciens = procédure irrecevable
  • Mise à pied conservatoire ≠ mise à pied disciplinaire
Ce sont les quatre pièges les plus fréquents sur le pouvoir disciplinaire. Premièrement : faute grave et faute lourde sont deux notions différentes — la lourde suppose une intention de nuire à l'employeur, ce qui est très restrictif. Deuxièmement : la sanction pécuniaire est nulle absolument, même si le règlement intérieur la prévoit — le règlement intérieur lui-même serait illicite sur ce point. Troisièmement : la prescription biennale des faits fautifs — si l'employeur engage la procédure plus de 2 mois après avoir eu connaissance des faits, la sanction est irrégulière. Quatrièmement : la mise à pied conservatoire suspend le salarié en attendant la décision disciplinaire ; elle n'est pas une sanction en elle-même.
Vigilance
⚠️ Pièges d'examen — Pouvoir disciplinaire
Ce sont les quatre pièges les plus fréquents sur le pouvoir disciplinaire. Premièrement : faute grave et faute lourde sont deux notions différentes — la lourde suppose une intention de nuire à l'employeur, ce qui est très restrictif. Deuxièmement : la sanction pécuniaire est nulle absolument, même si le règlement intérieur la prévoit — le règlement intérieur lui-même serait illicite sur ce point. Troisièmement : la prescription biennale des faits fautifs — si l'employeur engage la procédure plus de 2 mois après avoir eu connaissance des faits, la sanction est irrégulière. Quatrièmement : la mise à pied conservatoire suspend le salarié en attendant la décision disciplinaire ; elle n'est pas une sanction en elle-même.
Source : Code du travail, art. L. 1331-2, L. 1332-4

À retenir — Pouvoir disciplinaire

À retenir

À retenir

Quatre points structurants pour le pouvoir disciplinaire. Les trois degrés de faute et leurs conséquences sur la rupture : simple, grave, lourde. La procédure en quatre étapes chronométrées : convocation au moins 5 jours avant, entretien, délai de réflexion de 2 jours, notification dans le mois. La prescription de 2 mois des faits fautifs. Et l'interdiction absolue des sanctions pécuniaires. Ces quatre éléments couvrent pratiquement toutes les questions de discipline à l'épreuve.
À retenir
À retenir — Pouvoir disciplinaire
Quatre points structurants pour le pouvoir disciplinaire. Les trois degrés de faute et leurs conséquences sur la rupture : simple, grave, lourde. La procédure en quatre étapes chronométrées : convocation au moins 5 jours avant, entretien, délai de réflexion de 2 jours, notification dans le mois. La prescription de 2 mois des faits fautifs. Et l'interdiction absolue des sanctions pécuniaires. Ces quatre éléments couvrent pratiquement toutes les questions de discipline à l'épreuve.

Les libertés fondamentales dans l'entreprise

Notion clé
Libertés du salarié — cadre de validité des restrictions
Forte
⚖️
À examiner
Pas de justification mais proportionné
Restriction valide
Justifiée + proportionnée
🚫
Restriction illicite
Ni justifiée ni proportionnée
⚠️
Discutable
Justifiée mais disproportionnée
Proportionnalité de la restriction
Justification par la tâche
Forte
L'article L. 1121-1 du Code du travail pose un principe fondamental : nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. C'est le test de proportionnalité. Toute restriction à une liberté fondamentale doit satisfaire trois critères cumulatifs : elle doit être nécessaire, adaptée à l'objectif poursuivi, et proportionnée à celui-ci. Par exemple, interdire à un salarié en contact permanent avec des mineurs d'afficher certaines opinions politiques sur ses réseaux sociaux professionnels peut être justifié. En revanche, interdire à un salarié de bureau de déjeuner à l'extérieur avec des collègues syndicaux ne l'est pas.
Notion clé
Les libertés fondamentales dans l'entreprise
L'article L. 1121-1 du Code du travail pose un principe fondamental : nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. C'est le test de proportionnalité. Toute restriction à une liberté fondamentale doit satisfaire trois critères cumulatifs : elle doit être nécessaire, adaptée à l'objectif poursuivi, et proportionnée à celui-ci. Par exemple, interdire à un salarié en contact permanent avec des mineurs d'afficher certaines opinions politiques sur ses réseaux sociaux professionnels peut être justifié. En revanche, interdire à un salarié de bureau de déjeuner à l'extérieur avec des collègues syndicaux ne l'est pas.
Source : Code du travail, art. L. 1121-1

Fil rouge — Dénouement : Focal et ses techniciens

Notion clé
Conséquences de la requalification — synthèse pédagogique
CDI
Type de contrat résultant de la requalification
3 ans
Rappel de cotisations sociales possible
218 j
Droit au forfait jours si cadre qualifié
2 mois
Prescription disciplinaire applicable dès le 1er jour
Dénouons notre fil rouge. Les techniciens acousticiens de Focal, dans notre scénario d'entraînement, ont été requalifiés en salariés par le conseil de prud'hommes saisi. Les conséquences sont immédiates et massives. Premièrement, ils bénéficient d'un CDI rétroactif — avec toutes les protections qui y sont attachées. Deuxièmement, l'URSSAF peut réclamer jusqu'à 3 ans de cotisations non versées, majorées de pénalités. Troisièmement, la direction de Focal doit désormais appliquer la procédure disciplinaire complète pour tout manquement — plus de résiliation de contrat de prestation en un e-mail. Quatrièmement, les libertés fondamentales de ces salariés doivent être respectées dans l'organisation du travail. Cette chaîne de conséquences illustre pourquoi la qualification initiale de la relation de travail est l'enjeu le plus stratégique du droit social.
Notion clé
Fil rouge — Dénouement : Focal et ses techniciens
Dénouons notre fil rouge. Les techniciens acousticiens de Focal, dans notre scénario d'entraînement, ont été requalifiés en salariés par le conseil de prud'hommes saisi. Les conséquences sont immédiates et massives. Premièrement, ils bénéficient d'un CDI rétroactif — avec toutes les protections qui y sont attachées. Deuxièmement, l'URSSAF peut réclamer jusqu'à 3 ans de cotisations non versées, majorées de pénalités. Troisièmement, la direction de Focal doit désormais appliquer la procédure disciplinaire complète pour tout manquement — plus de résiliation de contrat de prestation en un e-mail. Quatrièmement, les libertés fondamentales de ces salariés doivent être respectées dans l'organisation du travail. Cette chaîne de conséquences illustre pourquoi la qualification initiale de la relation de travail est l'enjeu le plus stratégique du droit social.

À retenir — Libertés fondamentales du salarié

À retenir

À retenir

Cette troisième sous-partie clôt notre parcours. L'article L. 1121-1 est la clé de voûte des libertés en entreprise : toute restriction doit être nécessaire, adaptée et proportionnée. La jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne encadre les clauses de neutralité religieuse. Et notre fil rouge Focal nous rappelle que la requalification en contrat de travail n'est pas une formalité : elle emporte un régime juridique complet, avec ses droits et ses obligations. La maîtrise de cette chaîne de raisonnement est ce qui distingue un bon candidat à l'UE3 d'un excellent candidat.
À retenir
À retenir — Libertés fondamentales du salarié
Cette troisième sous-partie clôt notre parcours. L'article L. 1121-1 est la clé de voûte des libertés en entreprise : toute restriction doit être nécessaire, adaptée et proportionnée. La jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne encadre les clauses de neutralité religieuse. Et notre fil rouge Focal nous rappelle que la requalification en contrat de travail n'est pas une formalité : elle emporte un régime juridique complet, avec ses droits et ses obligations. La maîtrise de cette chaîne de raisonnement est ce qui distingue un bon candidat à l'UE3 d'un excellent candidat.

Vérifiez-vous — Partie 3

Validation 80 %

Deux questions d'application sur les pouvoirs de l'employeur. Raisonnez à partir des faits.

1. Un employeur engage une procédure disciplinaire contre un salarié pour des faits survenus 3 mois auparavant et dont il avait eu connaissance immédiatement. Quelle est la situation juridique ?
  • a. La procédure est valide si les faits sont graves
  • b. La procédure est irrecevable — prescription de 2 mois dépassée
  • c. La procédure est valide si l'employeur justifie son délai
2. Le règlement intérieur d'une entreprise prévoit une amende de 100 € pour tout retard supérieur à 15 minutes. Cette clause est-elle valide ?
  • a. Valide si le CSE a donné son accord
  • b. Valide si la convention collective le permet
  • c. Nulle — toute sanction pécuniaire est interdite
Ces deux questions testent des règles absolues — il n'y a pas de place pour la nuance ici. La prescription de 2 mois et l'interdiction des sanctions pécuniaires sont des règles d'ordre public que l'employeur ne peut pas contourner, même avec l'accord du CSE ou de la convention collective. Si vous les avez identifiées, vous êtes prêts pour les cas pratiques de l'épreuve.
Auto-test
Vérifiez-vous — Partie 3
Ces deux questions testent des règles absolues — il n'y a pas de place pour la nuance ici. La prescription de 2 mois et l'interdiction des sanctions pécuniaires sont des règles d'ordre public que l'employeur ne peut pas contourner, même avec l'accord du CSE ou de la convention collective. Si vous les avez identifiées, vous êtes prêts pour les cas pratiques de l'épreuve.

Ce que vous savez faire maintenant

Notion clé
Bilan de progression — Séance 1
Qualification : lien de subordination + types de contrats
Clauses : non-concurrence, mobilité, nullité sanction pécuniaire
Exécution : 35 h, SMIC 11,88 €, congés 30 j/an
🎯
Examen final — 10 questions — seuil 80 %
Regardez ce que vous saviez au début de cette séance et ce que vous savez maintenant. Vous savez qualifier une relation de travail en appliquant les critères du lien de subordination de 1996. Vous savez analyser une clause de non-concurrence et identifier si elle est valide ou nulle. Vous savez calculer un salaire avec heures supplémentaires, distinguer les tranches de majoration. Vous savez apprécier si une sanction disciplinaire est légale — procédure, délais, interdiction des sanctions pécuniaires. Ce sont exactement les compétences que l'examinateur UE3 cherche à vérifier. Passons à l'examen final.
Notion clé
Ce que vous savez faire maintenant
Regardez ce que vous saviez au début de cette séance et ce que vous savez maintenant. Vous savez qualifier une relation de travail en appliquant les critères du lien de subordination de 1996. Vous savez analyser une clause de non-concurrence et identifier si elle est valide ou nulle. Vous savez calculer un salaire avec heures supplémentaires, distinguer les tranches de majoration. Vous savez apprécier si une sanction disciplinaire est légale — procédure, délais, interdiction des sanctions pécuniaires. Ce sont exactement les compétences que l'examinateur UE3 cherche à vérifier. Passons à l'examen final.

Mission en entreprise — Observer les contrats et le règlement intérieur

Exercice — à rendre

Consignes

Format attendu : Note de synthèse d'une page (Word ou PDF), avec les références aux articles du Code du travail utilisés
Dépôt : Moodle, avant la séance S2
Pondération : Évaluation formative — retour personnalisé du formateur
Votre mission avant la prochaine séance : aller observer votre entreprise avec les yeux d'un juriste en droit social. Regardez les contrats, le règlement intérieur, les clauses. Posez des questions à votre responsable RH — vous verrez que la simple formulation des questions montre déjà votre montée en compétences. Rédigez une note d'une page avec vos observations et déposez-la sur Moodle avant la séance 2. Ce travail de terrain est irremplaçable : vous ancrerez le cours dans du réel, et vous serez bien plus à l'aise face aux cas pratiques de l'épreuve.
Exercice
Mission en entreprise — Observer les contrats et le règlement intérieur
Votre mission avant la prochaine séance : aller observer votre entreprise avec les yeux d'un juriste en droit social. Regardez les contrats, le règlement intérieur, les clauses. Posez des questions à votre responsable RH — vous verrez que la simple formulation des questions montre déjà votre montée en compétences. Rédigez une note d'une page avec vos observations et déposez-la sur Moodle avant la séance 2. Ce travail de terrain est irremplaçable : vous ancrerez le cours dans du réel, et vous serez bien plus à l'aise face aux cas pratiques de l'épreuve.

Examen de fin de séance — UE3 Droit social S1

Validation 80 %

Dix questions calibrées niveau DCG UE3. Seuil de validation : 80 % (8 bonnes réponses). Mix : restitution, application, pièges.

1. Selon la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation du 13 novembre 1996, le lien de subordination se caractérise par :
  • a. L'exclusivité de la relation et la rémunération fixe
  • b. Le pouvoir de donner des ordres, d'en contrôler l'exécution et d'en sanctionner les manquements
  • c. La durée de la relation et l'intégration dans les locaux de l'entreprise
2. Un CDD dont le motif de recours n'est pas mentionné par écrit est :
  • a. Valide si la durée est inférieure à 18 mois
  • b. Automatiquement requalifié en CDI
  • c. Valide si la convention collective le permet
3. Une clause de non-concurrence insérée dans un contrat de travail sans contrepartie financière est :
  • a. Valide mais inopposable au salarié
  • b. Nulle — le salarié est libéré de toute obligation
  • c. Valide si la durée est inférieure à un an
4. La durée légale du travail est de 35 heures par semaine. Un salarié qui travaille 46 heures a effectué :
  • a. 11 heures supplémentaires, toutes majorées à 25 %
  • b. 11 heures supplémentaires : 8 à 25 % et 3 à 50 %
  • c. 11 heures supplémentaires, toutes majorées à 50 %
5. Le règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises de :
  • a. Plus de 20 salariés
  • b. 50 salariés et plus
  • c. Toutes les entreprises dès le 1er salarié
6. Un employeur souhaite sanctionner un salarié en lui retirant 100 € de salaire. Cette sanction est :
  • a. Valide si elle est prévue par le règlement intérieur
  • b. Valide avec l'accord du CSE
  • c. Nulle — toute sanction pécuniaire est interdite
7. La procédure disciplinaire impose que la notification de la sanction intervienne :
  • a. Dans les 15 jours suivant la découverte des faits
  • b. Au plus tard 1 mois après l'entretien préalable, et au moins 2 jours ouvrables après
  • c. Dans les 48 heures suivant l'entretien préalable
8. La faute lourde se distingue de la faute grave par :
  • a. Sa répétition — la faute grave commise plusieurs fois devient lourde
  • b. L'intention de nuire à l'employeur
  • c. Le fait qu'elle entraîne automatiquement la mise à pied conservatoire
9. La prescription des faits fautifs en matière disciplinaire est de :
  • a. 6 mois à compter des faits
  • b. 2 mois à compter du moment où l'employeur a eu connaissance des faits
  • c. 3 mois à compter du dernier fait fautif
10. Une salariée revient de son congé de maternité. Pendant les 10 semaines suivant son retour, l'employeur peut :
  • a. La licencier immédiatement pour un motif économique sérieux
  • b. La licencier après un délai de 10 semaines si le motif est réel et sérieux
  • c. La licencier pour faute grave non liée à la maternité ou pour impossibilité de maintien du contrat pour une cause étrangère à la grossesse
Voici votre examen de fin de séance. Dix questions qui couvrent les trois parties du cours : qualification du contrat, exécution, pouvoirs de l'employeur. Le seuil de validation est de 80 %, soit 8 bonnes réponses sur 10. Les questions mélangent restitution directe, application à des cas concrets et pièges classiques. Prenez le temps de lire chaque option : l'examinateur, comme nous ici, glisse souvent des formulations proches qui testent votre précision. Bonne chance.
Auto-test
Examen de fin de séance — UE3 Droit social S1
Voici votre examen de fin de séance. Dix questions qui couvrent les trois parties du cours : qualification du contrat, exécution, pouvoirs de l'employeur. Le seuil de validation est de 80 %, soit 8 bonnes réponses sur 10. Les questions mélangent restitution directe, application à des cas concrets et pièges classiques. Prenez le temps de lire chaque option : l'examinateur, comme nous ici, glisse souvent des formulations proches qui testent votre précision. Bonne chance.

Sources & références

Bibliographie

Textes officiels, codes et références jurisprudentielles utilisés dans cette séance.

Académique & universitaire
  • Duquesne F. (2024) — Droit du travail , Gualino — Collection DCG
  • Bélier G., Legrand H.-J. (2023) — La négociation collective en entreprise , Éditions Liaisons
Livresque (Dunod prio)
  • Pélissier J., Supiot A., Jeammaud A. (2022) — Droit du travail , Précis Dalloz
  • Camerlynck G.-H. (2021) — Traité de droit du travail , Dalloz
Presse / synthèse
  • Liaisons sociales (2025) — Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2025
  • Semaine sociale Lamy (2024) — Bilan des ordonnances Macron — sept ans après
Webographie officielle
  • Ministère du Travail — Code du travail annoté — version consolidée 2025
  • Ministère de la Justice — Statistiques prud'homales 2023 — justice.gouv.fr
  • Service-public.fr — Fiche pratique — Le règlement intérieur
  • Légifrance — Textes consolidés — Code du travail
  • Formation dirigée par — Laurent Boyer, diplômé d'expertise comptable (DEC), enseignant
Toutes les références mobilisées dans ce cours sont des sources officielles ou des ouvrages de référence en droit du travail. Le Code du travail est consultable gratuitement sur Légifrance dans sa version consolidée. Les arrêts cités — notamment Cass. soc. 13 novembre 1996 et Cass. soc. 10 juillet 2002 — sont accessibles sur le site de la Cour de cassation. Pour la préparation à l'examen, le manuel DCG UE3 de Gualino est particulièrement adapté au programme officiel. N'hésitez pas à consulter service-public.fr pour des synthèses pratiques sur chaque notion.
Sources
Sources & références
Toutes les références mobilisées dans ce cours sont des sources officielles ou des ouvrages de référence en droit du travail. Le Code du travail est consultable gratuitement sur Légifrance dans sa version consolidée. Les arrêts cités — notamment Cass. soc. 13 novembre 1996 et Cass. soc. 10 juillet 2002 — sont accessibles sur le site de la Cour de cassation. Pour la préparation à l'examen, le manuel DCG UE3 de Gualino est particulièrement adapté au programme officiel. N'hésitez pas à consulter service-public.fr pour des synthèses pratiques sur chaque notion.

Acronymes du cours — UE3 Droit social S1

Annexe
CDIContrat à Durée Indéterminée
CDDContrat à Durée Déterminée
ETTEntreprise de Travail Temporaire
SMICSalaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
CSEComité Social et Économique
RIRèglement Intérieur
CPHConseil de Prud'hommes
CPAMCaisse Primaire d'Assurance Maladie
URSSAFUnion de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales
DECDiplôme d'Expertise Comptable
DCGDiplôme de Comptabilité et de Gestion
NAONégociation Annuelle Obligatoire
Voici les acronymes utilisés tout au long de cette séance. En droit social, la précision du vocabulaire est une marque de sérieux : dire CPH plutôt que tribunal du travail, SMIC plutôt que salaire minimum, CSE plutôt que syndicat, c'est ce qui montre au correcteur que vous maîtrisez la matière. Apprenez ces acronymes et utilisez-les dans vos réponses à l'examen.
Acronymes
Acronymes du cours — UE3 Droit social S1
Voici les acronymes utilisés tout au long de cette séance. En droit social, la précision du vocabulaire est une marque de sérieux : dire CPH plutôt que tribunal du travail, SMIC plutôt que salaire minimum, CSE plutôt que syndicat, c'est ce qui montre au correcteur que vous maîtrisez la matière. Apprenez ces acronymes et utilisez-les dans vos réponses à l'examen.

Lexique technique — UE3 Droit social S1

Annexe
Lien de subordinationCritère central du contrat de travail : pouvoir de donner des ordres, d'en contrôler l'exécution et d'en sanctionner les manquements (Cass. soc. 1996)
Principe de réalitéLe juge qualifie la relation de travail selon les faits réels, indépendamment de la qualification choisie par les parties
Principe de faveurEn cas de concours de normes, la norme la plus favorable au salarié s'applique
RequalificationDécision judiciaire changeant la qualification d'un contrat (CDD en CDI, prestataire en salarié)
Syllogisme juridiqueMéthode de raisonnement : règle de droit applicable → faits → conclusion
Faute graveFaute rendant impossible le maintien du salarié dans l'entreprise — prive du préavis et de l'indemnité de licenciement
Faute lourdeFaute commise avec intention de nuire à l'employeur — prive en plus de l'indemnité compensatrice de congés payés
Sanction pécuniaireToute retenue sur salaire à titre de punition — interdite par l'article L. 1331-2 du Code du travail
Contingent annuel d'heures supplémentairesVolume maximal d'heures supplémentaires pouvant être effectuées sans autorisation de l'inspection du travail (220 h légales)
Forfait joursConvention individuelle fixant la durée du travail en jours annuels pour les cadres autonomes — 218 jours maximum
Délai de prévenanceDélai minimum à respecter avant une rupture de période d'essai ou une modification de planning
Test de proportionnalitéMéthode de contrôle des restrictions aux libertés : la restriction doit être nécessaire, adaptée et proportionnée au but poursuivi
Ce lexique rassemble les notions techniques fondamentales de cette séance. En droit social, chaque terme a une signification précise et des conséquences juridiques spécifiques. Confondre faute grave et faute lourde, ou oublier le principe de réalité dans un cas pratique, peut vous coûter plusieurs points à l'épreuve. Mémorisez ces définitions et utilisez-les avec précision dans vos réponses.
Lexique
Lexique technique — UE3 Droit social S1
Ce lexique rassemble les notions techniques fondamentales de cette séance. En droit social, chaque terme a une signification précise et des conséquences juridiques spécifiques. Confondre faute grave et faute lourde, ou oublier le principe de réalité dans un cas pratique, peut vous coûter plusieurs points à l'épreuve. Mémorisez ces définitions et utilisez-les avec précision dans vos réponses.
Pour briller en société
«
En droit du travail, la liberté contractuelle s'arrête là où commence l'ordre public social — et cet ordre public, il protège celui qui, par définition, est en position de faiblesse.
Adapté librement
Pour clore cette séance, une formule à méditer : En droit du travail, la liberté contractuelle s'arrête là où commence l'ordre public social — et cet ordre public, il protège celui qui, par définition, est en position de faiblesse. Cette formule résume l'esprit de toute la séance : le Code du travail n'est pas une liste de contraintes bureaucratiques, c'est l'expression d'un choix de société. Comprendre pourquoi une règle existe aide à l'appliquer juste — et à briller à l'oral d'examen comme dans la vie professionnelle. Vous avez posé aujourd'hui une pierre essentielle de votre préparation. D'ici la prochaine séance, refaites les cas d'entraînement : au DCG, c'est la répétition du geste qui fait la réussite le jour de l'épreuve.
Pour briller en société
Pour briller en société
Pour clore cette séance, une formule à méditer : En droit du travail, la liberté contractuelle s'arrête là où commence l'ordre public social — et cet ordre public, il protège celui qui, par définition, est en position de faiblesse. Cette formule résume l'esprit de toute la séance : le Code du travail n'est pas une liste de contraintes bureaucratiques, c'est l'expression d'un choix de société. Comprendre pourquoi une règle existe aide à l'appliquer juste — et à briller à l'oral d'examen comme dans la vie professionnelle. Vous avez posé aujourd'hui une pierre essentielle de votre préparation. D'ici la prochaine séance, refaites les cas d'entraînement : au DCG, c'est la répétition du geste qui fait la réussite le jour de l'épreuve.
0:00
0:00
1 / 57
⭐ 0 pts